Histoire et généalogie

Petite histoire de Sherbrooke

Avant l’arrivée des premiers colons, le site actuel de Sherbrooke est visité par les Abénaquis. Il sert de lieu de repos et leur donne accès aux territoires de chasse et de pêche du Sud.

En 1793, un groupe d’Américains originaires du Vermont s’établit dans le canton d’Ascot. En 1802, le meneur du groupe, Gilbert Hyatt s’installe au confluent des rivières Magog et Saint-François. Il y construit un moulin à farine et son compatriote, Jonathan Ball, une scierie sur la rive opposée. Les premiers immigrants britanniques arrivent à Hyatt’s Mills en 1815. Dès 1818, le hameau prend le nom de Sherbrooke en l’honneur du gouverneur Sir John Coape Sherbrooke.

En 1823, Sherbrooke devient chef-lieu du nouveau district judiciaire de Saint-François. En 1834, la British American Land Company est créée. Dirigée par Alexander Galt, elle incite les colons britanniques à s’installer dans les Cantons-de-l’Est. Dès 1836 une école anglicane ouvre ses portes à Lennoxville. Elle obtient sa charte universitaire en 1846.

En 1852, l’arrivée du train permet de rompre l’isolement de Sherbrooke tout en favorisant son développement économique. De nouveaux arrivants, d’origine irlandaise, s’affairent à la construction du chemin de fer. Plusieurs s’installent à Sherbrooke, où ils rejoignent les Canadiens français qui sont embauchés dans les manufactures alors en pleine expansion.

Pour assurer le développement économique de la région, la Eastern Townships Bank est fondée en 1855.

L’immigration canadienne-française s’accentue à partir de 1850, et, dès 1871, les francophones deviennent majoritaires, sauf dans le secteur de Lennoxville.

Sur le plan économique, Sherbrooke connaît une première phase d’industrialisation entre 1834 et 1866, bien que certains secteurs demeurent agricoles, comme ceux d’Ascot et de Saint-Élie. La deuxième phase d’industrialisation s’étend de 1867 à 1896. Elle se caractérise par l’émergence de sociétés par actions et par l’utilisation de l’électricité à des fins industrielles.

À l’aube du XXe siècle, la ville-centre de Sherbrooke est une ville manufacturière en plein essor.

La seconde moitié du 20e siècle est témoin du déclin de certains secteurs industriels dont ceux de l’acier et du textile. Sherbrooke devient un centre régional pour les services gouvernementaux, l’enseignement et le commerce. En 1954, l’Université de Sherbrooke est fondée. Le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke débute ses activités en 1969. Le Collège de Sherbrooke ouvre ses portes en 1968 et le collège anglophone Champlain accueille ses premiers élèves en 1971.

Sherbrooke connaît un nouveau souffle à compter des années 1970 avec l’inauguration, du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke et de la salle Maurice-O’Bready. La présence de musées, de salles de cinéma, d’une nouvelle bibliothèque municipale (1990), sans oublier divers salons et festivals témoignent de la vitalité culturelle.

Au moment de son regroupement avec les sept entités municipales voisines, Sherbrooke compte 76 000 âmes. À compter de 2002, ce sont plus de 150 000 Sherbrookoises et Sherbrookois qui forment la nouvelle Ville. Depuis, l’immigration en provenance du Proche Orient, de l’Asie, de l’Amérique latine, de l’Afrique du Nord et de l’Europe continue à maintenir la réputation de Sherbrooke comme ville d’accueil.

Généalogie
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